Langue berbère : Peuples et nature

Quelques données de base

Le nom «berbère» est un terme de mépris et d’ignorance donné par les Romains. Les Berbères se nomment les Imazighen (Hommes Libres). Le nom «Berbère» vient de «Barbarius» (du Grec «Barbaroï» = Celui dont on ne comprend pas la langue). Chaque civilisation qui envahit le territoire berbère méprisa ce peuple. Parmi ces civilisations, on peut citer : les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Turcs et les Français plus récemment.

 

Le Tamazight (nom berbère de la langue) couvre une aire géographique immense : de l’Afrique du Nord au Sahara-Sahel. On la rencontre principalement au Maroc, en Algérie, au Niger et au Mali (pour la variété touareg).

Langue partout minoritaire, le berbère sest maintenu dans des zones refuges, surtout rurales et montagneuses. (Lire la suite…)

Imin’tanoute & Seksawa : échanges et dépendance

Extrait de notes de terrain, septembre 2008…

En montant à Zenit, nous avons essuyé quelques averses, rien 3 gouttes, de quoi moucheter les tissus de nos vêtements. Dans le pickup, une dizaine d’hommes, jeunes et anciens, et 4 femmes âgées. L’une d’elle est malade. La route lui tourne la tête. Faut dire qu’elles sont toujours assises au fond des camionnettes, sur un sac de farine ou autres céréales, sur une caisse de carton, sur une bonbonne de gaz ou encore sur la roue de secours. Une position où elles ne voient pas la route, ce qui les rend malade bien sûr, contrairement aux hommes qui sont debout, amarrés aux bords du véhicule, l’autre main accrochée au voisin quand le pickup tangue un peu trop. Dans le pickup, les gens discutent et rient, mais je remarque que les femmes sont silencieuses. Le vent est fort et chacune avec la main, maintient un foulard qui lui cache une partie du visage, surtout la bouche. (Lire la suite…)

Une journée à Lalla Aziza

Extraits de carnet de notes…

Lors de ce 3ème séjour en février 2008, il n’y a pas eu de fêtes ou de rassemblements particuliers. Le village coulait des jours « ordinaires ». Le matin les filles et les femmes allaient faire leurs activités vers la rivière. Les enfants allaient à l’école, quelques hommes travaillaient à des travaux sur les maisons, les ruelles ou passages. D’autres hommes allaient ici ou là, voir ce que les voisins faisaient. Ils observaient et discutaient, debout ou assis. D’autres encore ne sont pas là, ils sont partis à pied ou par un pick-up vers Aït Moussa, ou bien Imin’tanout.  Sans doute ont-ils quelques courses, démarches administratives ou tout simplement envie de bouger. Souvent ceux qui descendent à Imin’tanout le font pour 2 ou 3 jours. La vie du village est bien calme. (Lire la suite…)