Dans une vallée du Haut-Atlas marocain où je me rends régulièrement, les habitants berbères accordent une grande importance à la danse. Ils se réunissent le soir en un endroit du village. Les hommes préparent la peau de leur tambourin, d’autres se parent de leur plus belle djellaba. Les battements des instruments commencent, le chanteur lance de sa voix puissante les premiers mots d’une poésie improvisée. Les hommes se réunissent et voilà… la danse démarre pour de longues heures. Les femmes arrivent et s’assoient à l’écart, au chaud au creux d’une couverture. Les yeux pétillent de joie, le bonheur est là, sous les étoiles. Mais ce soir, c’est différent! Les jeunes ont voulu montrer une version “électrifiée” de ce qu’ils font très souvent plus artisanalement.
Ce soir, le village entier vibre aux sons des tambourins, des tirkakawines et du ribeb. Les hommes entrent dans le cercle pour une démonstration de leur agilité et d’une gestuelle masculine pleine de grâce. Le spectacle est beau, les djellabas ondulent au rythme de la musique. Le village est à l’unisson. Merci à vous, Mohamed et Moulay. Merci à toi Hicham, Brick. Merci à tous.