LEVI-STRAUSS et les mythes

Les migrants, une manne pour le développement ?

Rédaction : DIC – Gaëlle Courcoux

 À pied, en camion, en bateau, en avion… près de 200 millions de personnes, soit 3 % de la population mondiale, sont partis tenter leur chance à l’étranger. Un chiffre en constante augmentation, au rythme de la mondialisation et de la crise économique : en 25 ans, le nombre de migrants dans le monde a doublé. Fuir les conflits, soif d’une vie meilleure… près des trois quarts des candidats à l’exil viennent des pays du Sud. Combien, parmi eux, rentreront un jour au pays de leurs aïeux ? Le projet de retour définitif, un mythe pour les migrants de tous horizons, est en effet constamment différé et se matérialise rarement.

C’est ce que constatent les chercheurs du CEPED (IRD, Université Paris Descartes, Ined) et leurs partenaires(1). À travers une réflexion pluridisciplinaire, ils ont étudié comment s’articulent migrations internationales, retours au pays d’origine et développement. (Lire la suite…)

L’heure des choix responsables …

Extrait Journal Le Monde – 8 août 2009

En Savoie, la préservation de la montagne se heurte à la logique économique, Le Monde, 08/08/09

Nathalie Grynszpan

 

 

Elus et chercheurs se querellent à propos d’un projet de liaison par téléphérique et de la neige de culture

Le projet est emblématique de la course sans fin a l’aménagement de la montagne : la liaison entre Bonneval-sur-Arc, site classe, et Val-d’Isere (Savoie), qui passerait dans le périmètre du cœur du parc national de la Vanoise, évoquée depuis des décennies, est a nouveau d’actualité. La Société des téléphériques de Val-d’Isere étudie le dossier depuis plusieurs mois. En 1994, une précédente tentative avait suscite une telle mobilisation des associations de protection de la nature que le ministre de l’environnement de l’époque, Michel Barnier, avait préfère refermer le dossier.

Michel Bouvard, députe UMP de Savoie, soutient le projet, mais a saisi le ministère de l’écologie. « Ce que j’espère, avance-t-il, c’est qu’aujourd’hui on comprenne (Lire la suite…)

Langue berbère : Peuples et nature

Quelques données de base

Le nom «berbère» est un terme de mépris et d’ignorance donné par les Romains. Les Berbères se nomment les Imazighen (Hommes Libres). Le nom «Berbère» vient de «Barbarius» (du Grec «Barbaroï» = Celui dont on ne comprend pas la langue). Chaque civilisation qui envahit le territoire berbère méprisa ce peuple. Parmi ces civilisations, on peut citer : les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Turcs et les Français plus récemment.

 

Le Tamazight (nom berbère de la langue) couvre une aire géographique immense : de l’Afrique du Nord au Sahara-Sahel. On la rencontre principalement au Maroc, en Algérie, au Niger et au Mali (pour la variété touareg).

Langue partout minoritaire, le berbère sest maintenu dans des zones refuges, surtout rurales et montagneuses. (Lire la suite…)

Fini le bled, l’été passe…

Septembre 2008

L’été s’achève. Le village se vide jour après jour. Les hommes et les jeunes en particulier se préparent à rejoindre leur travail dans une ville marocaine, Casablanca, Agadir, Marrakech,  Al Jadida… où ils ont un emploi et un petit revenu, un peu plus de 1000DH,  dont ils donneront une partie à la famille restée au douar de Zennite. Pour certains, il est difficile de se résoudre à quitter famille et amis. Encore un jour, un petit jour, un tout petit… je pars demain, si un pickup passe par là…. Encore quelques promenades à la rivière, quelques chants avec Rachid, Ismael, Lhocine, Moussa, Rahal… “Et puis c’est Ramadan bientôt, je serai loin de la famille… Aller je partirai après… Le patron comprendra”. Pour d’autres, quelques espoirs, ils reviendront pour la fête du sacrifice, en novembre prochain. “Ce sera bien, on va se déguiser de peaux de chèvres et jouer à se faire peur”.

Printemps dans les Seksawa

Mars 2009

L’hiver s’éloigne chaque jour un peu plus. La neige remonte vers des crêtes. La rivière semble aujourd’hui mieux franchissable malgré ses eaux toujours boueuses et tumultueuses. Tant d’eau tombée depuis des semaines ! Enfin! Voilà qui permet d’espérer de bonnes récoltes. Des jours meilleurs après ces années de sécheresse, si les caprices du temps à venir ne leur jouent pas des tours. Des visages croisés dans le village de Zenite près du marabout de Lalla Aziza. Les sourires plantés sur les visages parlent plus que des mots, ils disent bonheurs et peines, défis et fatigues, résignations et espoirs. Les enfants jouent, les hommes refont le pont pour franchir à nouveau la rivière, les femmes et les filles coupent inlassablement de l’herbe pour donner à manger à l’unique vache de la famille, les garçons se promènent au bord de la rivière les yeux visés sur les filles…

Vers d’autres ans…

Le cycle du temps dessine sur les paysages, sur les corps et sur les communautés humaines les arabesques de la culture.
Dans les creux apparaissent les reliefs. Des lassitudes, des oublis ou des blessures la vie reprend son cours. Les semailles ne sauraient tarder.
Voici l’instant de clamer Bonne année !

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Publié dans:  on 31 décembre 2008 at 2:28 Laisser un commentaire
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Ahwach sous les itrens

Dans une vallée du Haut-Atlas marocain où je me rends régulièrement, les habitants berbères accordent une grande importance à la danse. Ils se réunissent le soir en un endroit du village. Les hommes préparent la peau de leur tambourin, d’autres se parent de leur plus belle djellaba. Les battements des instruments commencent, le chanteur lance de sa voix puissante les premiers mots d’une poésie improvisée. Les hommes se réunissent et voilà… la danse démarre pour de longues heures. Les femmes arrivent et s’assoient à l’écart, au chaud au creux d’une couverture. Les yeux pétillent de joie, le bonheur est là, sous les étoiles. Mais ce soir, c’est différent! Les jeunes ont voulu montrer une version “électrifiée” de ce qu’ils font très souvent plus artisanalement.

Ce soir, le village entier vibre aux sons des tambourins, des tirkakawines et du ribeb. Les hommes entrent dans le cercle pour une démonstration de leur agilité et d’une gestuelle masculine pleine de grâce. Le spectacle est beau, les djellabas ondulent au rythme de la musique. Le village est à l’unisson. Merci à vous, Mohamed et Moulay. Merci à toi Hicham, Brick. Merci à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

Races et Cultures

Pierre Bourdieu rappelle combien Lévi Strauss apporte une pensée nouvelle sur la diversité des cultures. Cette contribution ne cesse d’être actuelle.

Publié dans:  on 13 décembre 2008 at 9:14 Laisser un commentaire
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Lévi Strauss et le voyage

À l’occasion du centenaire de la naissance de Claude LÉVI-STRAUSS, les hommages et les évènements publics en son honneur se sont multipliés. Souvent, la première phrase de Tristes Tropiques [1] est revenue comme un leitmotiv: elle colle à la peau de son auteur au point parfois de l’en rendre prisonnier. “Je hais les voyages et les explorateurs“? Qu’a-t-il voulu dire?
Dans l’interview ci-dessus, accordée en 1991 au regretté Bernard RAPP, Claude Lévi-Strauss revient sur cette fameuse première phrase de Triste Tropiques:
“Pour l’ethnologue, le voyage n’est pas un but: c’est un moyen, un moyen indispensable, et ce qui compte, ce n’est pas du tout le côté touristique mais ce que nous rapportons de connaissances et d’informations”.
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[1] LÉVI-STRAUSS Claude. Tristes tropiques, Paris, Plon, 1955, 504 pages.